Par Keith Harmon Snow
Le 24 janvier 2006
www.allthingspass.com (texte original en anglais)
Qu’est ce
qui s’est passé au Rwanda en 1994? La version officielle indique qu’un génocide
bien calculé a eu lieu à cause de l’animosité profonde entre la tribu
majoritaire Hutu au pouvoir et la tribu
minoritaire Tutsi.
Selon cette
version au moins 500,000 ou peut être 1,2 millions de Tutsis – et quelques Hutus
modérés – ont été sauvagement éliminés dans quelques mois; et la plupart a été
tuée avec des machettes.
Les tueurs
dans cette version n’étaient autres que les Hutu aguérris issus des Forces
Armées Rwandaises (FAR), l’armée hutu, soutenus par la fameuse milice – Les
Interahamwe, c’est-à-dire, “ceux qui tuent ensemble” – une milice très
inhumaine et de mauvaise augure.
“Pendant un lapse de temps de trois mois
cruels, entre avril et juillet 1994”, écrit Samantha Power, une experte
britannique en matière de génocide à l’occasion de la commémoration du dixième
anniversaire du génocide, “ le Rwanda a fait l’expérience d’un génocide plus
efficace que celui qui a été perpétré par les Nazis pendant la Deuxième Guerre
Mondiale. Les tueurs étaient composés de groupes variés: des extrémistes ivres
chantant “Le pouvoir hutu, le régime hutu, la puissance hutu”; puis les soldats
en uniforme; ensuite les hommes miliciens virtuellement décidés de liquider tous les “Tutsis Inyenzi”,
c’est-à-dire les blattes; et finalement les villageois ordinaires qui
n’ont pas contemplé ou calculé de tuer de leur propre gré mais qui se sont
décidés à se joindre à la frénésie.” [1]
“Hôtel
Rwanda”, un film qui a été décerné plusieurs prix, offre la version
hollywoodienne et la toute dernière description du cataclysme. Le film
est-il précis, exact, juste? Le film
est traité comme une histoire vraie. Le génocide a-t-il eu lieu au Rwanda comme
il est largement et universellement imaginé?
Avec des centaines de milliers de Hutus fuyant le Rwanda en 2005, par
peur de répression de la part du gouvernement tutsi actuellement au pouvoir et
ses tribunaux des villages pour juger les coupables du génocide, les Gaçaça,
désormais opérationnels, une autre lecture sur les événements ne s’avère-t-il
pas nécessaire? [2]
Est-ce que
Samantha Power, une journaliste qui a été décernée le Prix Pulitzer, décrit le génocide d’une façon
honnête et sans détour? [3]
Quand Human
Rights Watch a décidé de mener des enquêtes sur le génocide, cette organisation
de défense de droits de l’homme américaine a envoyé Alison des Forges pour
relater et puis écrire l’histoire et le produit du travail de ses longues
enquêtes revenait à un grosse thèse sur le génocide au Rwanda intitulé ``Leave None to Tell the Story`` (Épargne
personne pour relater ou écrire l’histoire). L’ironie est amassée sur l’ironie,
si nous considérons le fait que ceux qui ont survécu le génocide (les rescapés)
pour relater l’histoire sont complètement réduits au silence par les rélateurs
“autorisés” telle qu’Alison des Forges
“Alison des
Forges est une menteuse,” a estimé le journaliste camerounais Charles Onana,
auteur du livre “Les Secrets du Génocide Rwandais; Enquêtes sur les Mystères
d’un Président”, “The Secrets of the Rwandan Genocide, Investigations on the
Mysteries of a President” publié en français en 2001. Onana demeure
inflexible: “Elle est une menteuse” [11].
Le général
du FPR et président du Rwanda, Paul Kagame a porté plainte contre Charles Onana
pour diffamation dans un tribunal français et il a perdu le procès. [12]
Jean-Marie
Higiro, ancien directeur du Bureau des Services d’Information Rwandaise
(ORINFOR), qui a échappé aux tueries, avec sa famille au début du mois d’avril
1994, a déclaré: “Des Forges avait écrit un livre qui est devenu la Bible du
drame rwandais. Tout le monde s’y réfère même si certaines choses qu’elle a
écrites peuvent être considérées comme de l’ordre d’une fiction. Je ne crois
pas qu’elle est une menteuse de renommée internationale, mais je ne sais pas
pourquoi elle n’a mené des enquêtes que sur les abus de droits de l’homme
commis par les Hutus et non sur les abus de droits de l’homme commis par le
FPR,”
Le film
Hôtel Rwanda est basé sur les piliers des reportages sélectifs des agences de
droits de l’homme, mais il décolle vraiment à partir du célèbre livre/reportage
de Philip Gourevitch, premier expert africain du New Yorker magazine,
intuition: “We Regret To Inform You That Tomorrow We Will Be Killed With Our Families”
(Nous regrettons de vous informer que demain nous serons tués avec nos
familles).
Victoria
Brittain, reporter au quotidien britannique, The Guardian, mais qui contribue
aussi au magazine rwandais “Nation” sur le génocide au Rwanda, a, dans un article,
recommandé le livre de Gourevitch, en ces termes: “Le petit livre de Gourevitch
doit être obligatoirement li par les Chefs d’État et les ministres de la
défense à travers toute l’Afrique; ainsi que par tous les fonctionnaires de
l’ONU impliqués dans des opérations du maintien de la paix et de l’aide
humanitaire, à commencer le Secrétaire Général de l’ONU vers le bas, et les
supérieurs généraux des congrégations missionnaires aux États-Unis, en France
et en Belgique.”
La Faculté Internationale des Droits universels
de l’homme de l’Université américaine a recommandé pendant plusieurs années à
ses étudiants et chercheurs de lire et d’étudier profondément le livre de
Philip Gourevitch sur le génocide au Rwanda, en préparation aux travaux
judiciaires au TPIR. Le professeur Melissa Crow qui donne cours dans cette
faculté, avant d’occuper ce poste, a commencé son travail en passant tout une
année avec Human Right Watch
(1994-1995); puis elle a travaillé à Kigali, Rwanda, sous le
gouvernement du FPR, au bureau du Procureur du TPIR; après quoi elle a été
embauchée (employée) par Foley, Hoag et Elliot, une firme d’avocats très
influente à Washington et très proche du Conseil d’Amitié Américano-ougandaise
qui entretient des liens étroits avec Chevron Texaco, Coca-Cola, la Fondation
William Jefferson Clinton et la Fondation Pangea Universelle qui offrent des
fonds pour la lutte contre le Sida (Pangea Global Foundation). Ces dernières
sont très actives au Rwanda.
Remarquablement,
un juge américain de l’immigration basé à St. Paul, Minnesota, a, quant à lui
imposé à tous les procureurs et avocats (défendant ou traitant les dossiers sur
les cas de requête d’asile politique introduits par les réfugiés rwandais) la lecture et l’étude obligatoirement du
livre de Gourevitch; ce qui constitue un précédent dangereux et irresponsable.
[13]
C’est
l’Institut américain pour la Paix (United States Institute for Peace), un
rejeton du Département d’État américain (remarquez cette appellation tout à
fait Orwellienne), qui a mis des fonds
à la disposition de Gourevitch pour la publication de son livre. [14]
Ce que nous
ignorons au sujet de Philip Gourevitch c’est le fait que son beau-frère Jamie
Rubin, soit le bras droit de Madeleine Albright; et que c’était grâce à son
influence, que Gourevitch a pu planter une perspective étroite et limitée sur
le Rwanda au sein de l’opinion nationale américaine. [15]
Philip
Gourevitch est un ami intime du Président Rwandais Paul Kagame. Je regrette de
vous informer que Philip Gourevitch n’est pas un journaliste impartial,
indépendamment du fait que beaucoup de gens ont aimé son livre et ont été
touchés par ce qu’il a écrit dans son livre, parce qu’il s’est aligné avec un
groupe de protagonistes dans le drame rwandais, les Tutsis notamment, et il a
relaté son histoire dans un sens unique et il l’a relatée d’une mauvaise façon.
[16]
Howard W.
French du “Time Magazine” a fait la critique suivante au sujet du livre de
Gourevitch: “Gourevitch commence son
récit en présentant les Tutsis comme des victimes saintes et innocentes. (…) Je
crois qu’il s’agit ici purement d’une malhonnêteté intellectuelle. C’est un
Gourevitch, qui, chaque mois, sortait dans le New Yorker, une image bien
détaillée, bien écrite – et si vous ignorez les faits - bien remarquable au
sujet du Rwanda, présentant le Rwanda comme l’Israël de l’Afrique Centrale et
les Tutsis comme les Juifs de l’Afrique Centrale. Ce sont des choses très
remarquables. Je ne suis pas sur le terrain en Afrique Centrale pour voir que
la réalité y est très, très différente.” [17]
Le thème du
génocide au Rwanda – qu’il soit vrai ou faux – a donné naissance à une
industrie qui tourne autour d’un modèle, d’une conspiration simplifiée.
L’apparition du film Hôtel Rwanda marque le “coup de grâce” dans un long
processus ou les faits, les laides réalités et les sales où les détails de ce
qui s’est passé au Rwanda ont été distillés en un récit qui se reproduit dans
les médias, dans les films, dans la littérature, dans des colloques et
séminaires sur le génocide, dans des ateliers sur la réconciliation; Et cela
demeure aujourd’hui le discours prédominant dans les cercles académiques. Le
journaliste Quebecor Robin Philpot l’a
qualifié d’un “récit correct et particulier”. [18]
La falsification de la conscience américaine (sic)
Le
génocide rwandais est devenu une mythologie: la mythologie du génocide
rwandais, ou mieux si vous le voulez, “La Mythologie de l’Holocauste Tutsi”.
Mais comme le professeur africain Amos Wilson l’indique, cette mythologie vise
tout simplement la “Falsification de la Conscience africaine”. On ne peut pas comprendre le présent si et
seulement si on comprend d’abord le passé.
Pour
comprendre la genèse et la croissance de la mythologie sur le génocide
rwandais, vous devez d’abord prendre en considération le texte sur lequel le
film Hôtel Rwanda est basé. En effet,
il est basé sur le livre “Hôtel Rwanda—The Official Companion Book (Hôtel
Rwanda, Le Vad Mecum ou Guide Officiel)”
qui décrit le processus qui consiste à engendrer le vrai récit d’un héro
africain à filmer.[19] Ce livre efface
tous les faits fondamentaux à propos du rôle joué par FPR et ses commanditaires
dans la grande guerre qui continue de ravager la Région des grands lacs africains,
laquelle a causé la mort d’à peu près sept millions de personnes depuis
l’offensive initiale du FPR, c’est-à-dire son invasion du Rwanda à partir de
l’Ouganda en 1990. [20]
À
la place, le livre offre un bref horaire des événements qui accentue ou qui
exagère les arguments qui serviraient mieux la prédominante mythologie Hôtel
Rwanda, et exclut les faits qui saperaient la mythologie en question. Toute la
raison d’être de la guerre brutale et ensanglante pour le contrôle du Rwanda
est donc obscurcie.
Octobre
1990: Les guérilleros issus du FPR envahissent le Rwanda à partir de l’Ouganda;
le FPR est essentiellement composé de Tutsi. Un cessez-le-feu est signé le 29
mars 1991. À première vue, cette
déclaration emploie le mode définitif pour relater l’action du FPR: LE FPR A
ENVAHI… Le FPR a envahi le Rwanda à partir de l’Ouganda. Cependant, le contexte
dans lequel le FPR a accédé au pouvoir est effacé. L’infiltration du Rwanda par
le FPR a commencé aux environs de 1986 après l’accession de Yoweri Museveni au
pouvoir en Ouganda avec le soutien de certaines puissances occidentales bien
connues. Paul Kagame, l’actuel
président Rwandais était chargé du Directoire des Services (d’intelligence)
Militaires auprès de Museveni, et, a, par après dirigé le FPR. Mais l’invasion
du FPR constituait une grosse violation de la charte internationale contre une
nation souveraine – un aspect que l’industrie Hôtel Rwanda ignore complètement
ou balaye sciemment sous les tapis.
Jamais
condamné par “la communauté internationale” la “lutte” du FPR a été soutenue
par des agents occidentaux très puissants tout comme par des institutions
internationales très puissantes, y compris le FMI et la Banque Mondiale, qui
ont entravé le gouvernement d’Habyarimana au Rwanda avec des programmes
d’austérité en parfait synchronisation avec l’attaque du FPR. Voilà ce qui a
rehaussé la violence alors désormais institutionnalisée et inculquée dans les
mentalités à travers le Rwanda. Combiné avec la chute des prix du café au
marché mondial, des milliers de cultivateurs Rwandais se sont trouvés dans
l’impossibilité de joindre les deux bouts au début des années 1990. Une
souffrance infrahumaine jamais vue au Rwanda pendant des décennies commençait à
prévaler.
La
majorité du peuple rwandais, pris en otage par la propagande des factions rivales
- le spectre des intérêts politiques alignés soit pour ou contre le FPR, soit
pour ou contre le gouvernement rwandais dirigé par le Président Juvenal
Habyarimana – ont trouvé des boucs émissaires moyennant leurs positions dans la
société.
Les
intérêts économiques ont prédominé dans un environnement ou une firme minorité
d’élites contrôlaient de plus en plus la vie et la mort de la majorité.
Le
soulèvement, le spectre d’une rébellion et de la violence institutionnalisée
ont provoqué l’hostilité parmi les groupes ethniques; et les élites contrôlant
les médias, toutes les tendances confondues, ont commencé à user de leurs
plateformes pour semer la rivalité ethnique comme le vernis d’un agenda
profondément caché: la lutte des classes. Les Hutus ont été déshumanisés aussi
fréquemment que les Tutsis.
Jean-Marie
Higiro écrit: “Les soi-disant journaux qualifiés de “Pro Opposition”
représentaient en fait les intérêts des leaders du MRND [le gouvernement hutu],
comme essentiellement mauvais et corrompus. Ils étaient des menteurs, des
idiots, des animaux, des assassins sanguinaires et bellicistes. Quelques-uns de
ces journaux ont publié des caricatures d’un Président Habyarimana couvert de
sang. [21]
Le
FPR et la Diaspora Tutsi Rwandaise avaient eux aussi leurs propres publications
parmi lesquelles la plus connue c’était le Impuruza, publié aux États-Unis
(1984-1994). Les réfugiés tutsis se sont joints à Roger Winter, le directeur du
Comité américain pour les réfugiés pour trouver des fonds pouvant aider à financer
la production et la publication de Impuruza.
L’éditeur,
Alexandre Kimenyi, est un citoyen rwandais d’origine et un professeur à
l’Université de l’État de Californie. Pareil à la plus part des publications
tutsies, Impuruza circulait clandestinement au Rwanda parmi l’élite Hutu et
Tutsi.
Dans
la première édition de Impuruza, Festo Habimana, président de l’Association des
Banyarwanda de la diaspora aux États-Unis, a écrit: “Nous sommes une nation en
exil, un peuple sans leadership, sans direction, sans conduite, ‘les juifs de
l’Afrique’ une nation sans état.”
Habimana
a sommé tous les réfugiés tutsis à s’unir. “Mais notre succès dépendra
entièrement de nos propres efforts et de notre unité, et non de la communauté
internationale comme certains le perçoivent… Aussi longtemps que nous sommes
éparpillés, sans direction, sans leadership, ‘les affaires, le business comme
d’habitude’ constituera toujours la politique des Hutus pour leur part. Nous
sommes un peuple très habile, capable et compétent qui jouit des bénédictions
abondantes. Qu’attendons-nous? Un génocide?” [22]
C’est
ainsi que l’Association des Banyarwandas de la diaspora aux États-Unis,
jouissant de l’assistance et du soutien de Roger Winter, a organisé une
“Conférence Internationale sur le Status des Réfugiés Banyarwandas [Tutsis]” à
Washington DC en 1998. C’est ici où une solution militaire au “Problème Tutsi”
a été trouvée. C’est le Comité américain pour les réfugiés qui a apparemment
organisé tout le transport et le logement des participants. [23]
Roger
Winter est un intime de la USAID, et un allié de longue date de Susan Rice,
l’ancienne Secrétaire d’État adjointe pour les affaires africaines (1997-2001),
Assistante Spéciale du Président Bill Clinton (1995-1997), un agent du Conseil
de Sécurité (1993-1997), et par conséquent et un “vrai poisson dans l’eau” dans
cette institution. Roger Winter est aussi un supporteur ferme du “Congressman”
(député) Donald Payne, un Républicain. Winter a joué le rôle de porte-parole du
FPR et ses alliés et est apparu comme l’invité de plusieurs grandes chaînes de
télévision américaines. Entre autres le
PBS et le CNN. Philip Gourevitch et Roger Winter ont entrepris des contacts au
profit du FPR auprès des médias américains, particulièrement le Washington Post,
le New York Times et le Time magazine. Roger Winter et le “Congressman”
(député) Donald Payne continuent à manipuler les affaires africaines: plus
notablement leurs exagérations récentes sur le génocide au Darfour, au Soudan,
pour lequel Donald Payne a sponsorisé le fameux “Darfur Genocide
Accountability Act” – une loi qui oblige les États-Unis à intervenir et
mettre fin au génocide au Darfour.
Deuxièmement:
le langage de l’Horaire d’octobre 1990 cité ci haut souligne le propos très
contradictoire selon lequel le FPR était composé “essentiellement des Tutsis.
Selon
la mythologie du génocide, le cataclysme au Rwanda était l’aboutissement des
guerres tribales entre les Hutus et les Tutsis, dans une certaine mesure avec
l’implication de la France.
Qui
étaient les éléments non-tutsis dans un FPR “à prédominance” tutsie? Quelles
sont donc les implications? Étaient-ils
des Hutus? Comment les Hutus pouvaient-ils s’aligner ou se battre aux côtés des
Tutsis si les Hutus étaient supposés vouloir ou étaient en train d’exterminer
TOUS les Tutsis sur base d’un plan bien organisé et bien prémédité? Le terme
“Hutu modéré” invite à un conundrum similaire (un problème complexe et
difficile à comprendre). Qu’est ce qu’un “Hutu modéré” dans cadre juridique
international sur le génocide?
Jean-Marie
Higiro le dit mieux: “Les professeurs d’université et les journalistes divisent
les Hutus en deux catégories: les modérés d’une part et les extrémistes d’autre
part, suivant les mythes de Hollywood. Ils ne suggèrent jamais qu’ils y avaient
des Hutus qui n’ont jamais appartenus à l’une ou l’autre de ces deux
catégories. Il y a en qui ont été terrifiés par les deux côtés à la fois et qui
n’avaient qu’à prendre fuite pour uniquement sauver leurs vies. Les professeurs
d’université et les journalistes ne font jamais la même chose (ou la même
distinction) avec les Tutsis, et jamais bien sûr avec le FPR, c’est-à-dire, ils
n’ont jamais fait une dissociation quelconque même si le FPR était un
conglomérat des suprématistes Tutsis, des républicains et des monarchistes. Ces
suprématistes sont hautement placés au sein du gouvernement actuel au Rwanda;
notamment Tito Rutaremara, l’un des idéologues du FPR ainsi que le Général
Ibingira, le boucher de Kibeho.”
La définition même du génocide serait mise en
question s’il arrivait qu’il y ait des motifs ou des intérêts politiques,
économiques voire même un conflit de classe – comme opposé à un conflit
ethnique tel qu’on voudrait nous le faire croire – lesquels intérêts ou motifs
qui, en fait étaient derrière des centaines des milliers de morts (soit 1,2
millions) dont la responsabilité avait été sans doute attribuée aux Hutus
génocidaires. En fait, une examination profonde du “génocide” au Rwanda soulève
justement de telles questions qui dérangent.
Déterminer
ce qui constitue un génocide n’est pas une chose toute faite comme si évoquer
le génocide rwandais revient à dire: Hutu contre Tutsi, ou bien les listes des
Tutsis visés à être tués à l’arme blanche par les Hutus, contre l’absence ou le
manque de listes des Hutus visés à être tués à l’arme blanche par les Tutsis,
quelle que soit la terreur que le mot Interahamwe
maintenant inspire dans l’âme de toute personne quand on l’entend être
prononcé.
Après
la fiche d’octobre 1990, l’horaire dans le guide omet toute référence au FPR
jusqu’en février comme si les supposés rebelles Tutsis “héroïques” ne faisaient
qu’attendre patiemment de l’autre côté de la frontière rwando-ougandaise sans
lever un seul doigt contre une seule personne. Et pourtant les massacres ont eu
lieu au nord du Rwanda après l’invasion en octobre 1990 ainsi qu’après le
cessez-le-feu de 1991; et ces massacres ont été commis par le FPR. Plusieurs
milliers de réfugiés ont fui les régions avoisinant la frontière
rwando-ougandaise par peur des atrocités récurrentes commises par le FPR.
(En
tant qu’auteur de cette critique, je me rappelle bien du sort des touristes
traumatisés qui débarquaient d’une petite camionnette pick-up qui venait de
traverser la frontière Rwandaise pour aller en Ouganda en 1991. J’étais à
Kasinfi, au sud-ouest de l’Ouganda. Un homme rwandais déjà mort s’étalait à
côté d’une femme occidentale. Il a été atteint de balles tirées par un tireur
embusqué du FPR au moment ou la camionnette empruntait la route vers l’Ouganda.
J’ai vu la camionnette stoppée, fouillée par le FPR et le cadavre de l’homme
mort pris par le même FPR).
A
partir de 1990, les cellules terroristes du FPR ont commencé à infiltrer
Kigali, la capitale, et d’autres régions du Rwanda. C’est avec leur arrivée que
les atrocités se sont accentués, mais ces atrocités ont été cependant
attribuées au gouvernement Habyarimana d’une manière fréquente; y compris les
assassinats, les massacres et les disparitions (kidnappings). Au mois de mars
1993, le nombre des personnes intérieurement déplacées (PID) a atteint un
million. Le FPR pratiquait la tactique de la terre brûlée. Le FPR ne voulait
pas administrer un territoire quelconque ou traiter avec les populations
locales. Le FPR a forcement fait déplacer les gens, a bombardé les camps des
réfugiés, ces personnes intérieurement déplacées dans leur propre pays, faisant
tomber des obus sur ces camps devenus des camps de la mort et a continué sa
marche vers Kigali. Le FPR a massacré quelques captifs, les a enterrés dans des
fosses communes ou les corps ont été incinérés, et le FPR s’est servi des
rescapés comme des porteurs pour transporter les munitions, creuser les
tranchées ou préparer leurs repas.
Selon
un Rwandais maintenant basé aux États-Unis, avant 1994, la plus part des Tutsis
qui avait un boulot au Rwanda contribuait financièrement à la campagne
politique et militaire du FPR. Les gens avaient peur de ne pas payer les taxes
obligatoires prélevées par l’impitoyable institution militaire qu’était le FPR.
Le
Gouvernement Habyarimana a répliqué à la terreur par la terreur, mais la
communauté internationale des organisations de droits de l’homme avait déjà
pris parti dans cette guerre: le Gouvernement Hutu d’Habyiarimana a été déjà
accusé de “génocide” contre les Tutsi au début de l’année 1993. Les atrocités commises par le FPR ont été par
conséquent soit ignorées ou balayées sous le tapis, soit une autre
justification a été trouvée à cet effet.
Jean-Marie
Higiro a déclaré: “Il y avait beaucoup de massacres commis par le FPR au Rwanda
entre 1990 et 1994, mais aucune enquête n’a jamais été menée sur ces massacres.
Ils étaient plutôt automatiquement attribués au MRND, le parti d’Habyarimana
par la communauté internationale. Nous savons quand même que le FPR a utilisé
ce type de stratégie pour ternir l’image de son opposant.” [24]
Jean-Marie
Higiro cite aussi Impuruza, une publication d’obédience Tutsi, éditée par le
professeur Alexandre Kimenyi, qui a accusé le Gouvernement Habyarimana de
commettre un génocide contre les Tutsi, des accusations qui ont été faites bien
avant 1993.
Février
1993: Le FPR envahit encore le Rwanda. Les extrémistes Hutu se réfèrent à cette
invasion comme une preuve palpable que les Tutsis voulaient bien les éliminer,
et ont par conséquent commencé à mobiliser les leurs et à appeler à des mesures
d’autodéfense anticipées.
D’abord,
le FPR n’a jamais quitté le Rwanda et n’a jamais cessé de massacrer les gens.
C’est le journaliste Robin Philpot qui a posé les questions raisonnables que
tout le monde évitait de soulever: Comment les citoyens américains
réagiraient-ils si des guérilleros canadiens – sous prétexte que leurs parents
étaient soit nés aux États Unis, soit y vivaient une fois là-bas – envahiraient
les États-Unis à partir de Toronto? Oserons-nous de qualifier les Américains
qui condamneraient une telle invasion d’extrémistes? À supposer qu’une poignée
de militants islamistes déterminés à envahir les États-Unis soient sur le point
de s’emparer du “World Trade Centre” (Centre Internationale de Commerce), le
gouvernement américain appellerait-il à des mesures de défense anticipées?
Comment qualifieront-nous les assaillants? D’une “armée rebelle”?
Extrémistes? Terroristes?
Robin
Philpot écrit: “Est-il normal que dans la quête pour la justice, une partie
impliquée dans la guerre soit condamnée pour abus et violations de droits de
l’homme, sans que la moralité des agresseurs soit mise en question,
c’est-à-dire la moralité de ceux qui ont violé les principes de toutes les
chartes de droits que l’humanité ait jamais rédigées? Est-il juste de crier
haut et fort au sujet des violations des droits de l’homme par un gouvernement
et fermer les yeux au lancement d’une guerre d’agression?” [25]
A
l’instar du film même, le guide au film Hôtel Rwanda offre une simplification
grossière et déformée des événements qui ont eu lieu au Rwanda.
Formé
par l’Armée américaine à Fort Leavenworth, Kansas, aux États-Unis, l’ancien
soldat du FPR et actuellement Président du Rwanda, Paul Kagame, est un visiteur
fréquent au Pentagone, et il n’a pas été le seul officier rwandais entretenant
des liens avec l’armée américaine.
Dans le cadre de l’International Military
Education Training Program (IMET), du Pentagone, une somme de $769,000 a été
dépensée pour former 35 officiers rwandais à l’Institut militaire américain de
1980 à 1992; et une somme de $120,000 a été réservée pour le Rwanda pour
l’exercice 1994 et 1995 à la fois.
En
outre, le Rwanda a jouit d’une assistance militaire sans précédente de la part
des États-Unis jusqu’à 1994, pendant que le plus gros des armes et soutien
logistique provenaient des autres États clients des États-Unis (France, Afrique
du Sud, Égypte, Ouganda et Zaïre). Le Pentagone a aussi formé une multitude de
soldats Rwandais dans le cadre du “Extended-IMET (E-IMET) and Joint Command
Exchange and Training (JCET) programs”, y compris un sujet bangladeshi, le
Colonel Moen, chef d’Opérations pour la MINUAR, la Mission des Nations Unies au
Rwanda, qui était lui aussi un autre gradué de la “U.S. Army Command and
General Staff College, Leavenworth, Kansas (USA)”. [26]
A
partir de 1993, le FPR continuait à mettre son pied sanguinaire aux portes du
Rwanda et la communauté internationale continuait à serrer les vis autour du
gouvernement Habyarimana
Toujours vigilent et inflammatoire dans sa
publicité sur les abus des droits de l’homme par le Gouvernement – soit
manufacturés, soit exagérés or réels – la communauté des organisations de
droits de l’homme continuait à fermer
ses yeux sur les atrocités commises par FPR, ses infiltrations terroristes et
ses saisis sanglants des terres.
Soutenu
par de puissantes factions à partir des États-Unis, de la Grande Bretagne et de
la Belgique, le FPR a su bien manipuler et manoeuvrer pour se tailler un
chemin, une entrée jusqu’au siège du pouvoir
à Kigali même, où – dans le cadre des Accords de Paix d’Arusha, signés
en Tanzanie en 1993 – un bataillon des soldats du FPR était basé dans un site
stratégique aux confins du centre de ville. Le FPR a immédiatement fortifié ses
défenses sous le regard complice du Lt. Général canadien Roméo Dallaire –
actuellement considéré comme un héro – le Commandant issu des Forces
canadiennes pour la Mission d’Assistance de l’ONU au Rwanda (MINUAR).
Le
Guide au Film Hôtel Rwanda offre seulement un résumé bien soigné, qui, comme la
mythologie populaire l’inculque, donne crédit au FPR pour avoir impérativement
mit fin au génocide contre les Tutsis.
Mi-juillet
1994: Les forces du FPR tutsies capturent Kigali et le génocide prend fin. “UN
MILLION” de Rwandais ont été massacrés pendant une période de 100 jours.
Pendant
qu’il est allégué que “presque UN MILLION de Rwandais ont été massacrés pendant
ces 100 jours’, une revendication qui est certainement exagéré, il est aussi
vrai que le FPR avait tué, bombardé, massacré, assassiné ou torturé plusieurs
milliers de personnes, y compris les soldats hutus et tutsis, politiciens,
dignitaires du gouvernement et des civiles innocents.
Le
Lt. Général Roméo Dallaire, ancien commandant de la MINUAR, a déclaré: “Tous
les camps de l’ONU abritaient plusieurs milliers de Rwandais horrifiés. Comment
pourrais-je dans la mesure du possible les garder tous en sécurité?”
Cette
admission de Dallaire, subséquente aux déclarations antérieures est très
perspicace, compte tenu plus spécialement de sa position pro Tutsi.“Nous avons
protégé ces citoyens contre une mort certaine aux mains des extrémistes ou du
FPR...” Remarquez que dans cette citation, Dallaire confirme ouvertement le
rôle du FPR dans les massacres, et son livre décrit à plusieurs reprises les
échanges de tirs et de coups de feu entre le FPR et les factions
gouvernementales face auxquels il a assisté. [27]
Il
n’y avait pas de coups de feu montrés dans le film Hôtel Rwanda, ni aucune de
ces guerres qui ont secoué Kigali avant
et après le 6 avril 2004: Il n’y avait que des tueurs Hutu - par inférence ou
par insinuation – très cruels, sauvages et violeurs, et les cadavres des gens
massacrés par les Hutus à l’aide des machettes, des haches et des houes.
Le
FPR employait un contrôle ferme d’information très sophistiqué ainsi que des
tactiques d’opérations de guerre psychologiques pratiquées par l’armée
américaine: les reporters internationaux étaient encastrés; l’accès aux zones
de batailles et à la ligne de front restreint; les preuves des massacres commis
par le FPR effacées; ou ces massacres étaient plutôt imputés aux extrémistes
hutus, aux miliciens interahamwes ou aux troupes gouvernementales, les Forces
armées rwandaises. Le journaliste britannique Nick Gordon dans son reportage, a
fait état des crematoriums là où le FPR incinérait les cadavres.
Après
le double assassinat présidentiel du 6 avril 1994 dans lequel le Président
Rwandais Juvénal Habyarimana et son Homologue Burundais Cyprien Ntwamira ont
trouvé la mort dans un accident d’avion qui a essuyé les tirs du FPR, la presse
occidentale – y compris Joshua Hammer (Newsweek) et Raymond Bonner, James C.
McKinley Jr.et Donatella Lorch (New York Times) – se sont distingués par leur
éloge des forces rebelles du FPR, mettant en vedette le “professionnalisme”, la
“discipline” et “une maîtrise de soi remarquable”, exercés par les forces
d’invasion du FPR. La presse occidentale a tourné le double assassinat présidentiel
en un “accident d’avion mystérieux”, ce qui constituait un étouffement de la
vérité bonne seulement à mettre à la ferraille. [28]
Chris
Black, un avocat au Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) basé à
Arusha, Tanzanie, écrit: “En conjonction avec l’amassement des troupes par le
FPR et ses alliés – y compris l’infiltration de la capitale Kigali même par
plus de 10,000 soldats du FPR – les journalistes occidentaux et les agents de services secrets occidentaux,
qui se faisaient passés pour des “agents des organisations de droits de
l’homme”, ont lancé une campagne de propagande concertée contre le Gouvernement
[d’Habyarimana] et par conséquent contre le peuple hutu, les accusant des abus et des violations massives des
droits de l’homme, sans qu’une seule preuve soit donnée.” [29]
D’après
le rapport de septembre 1994 de l’enquêteur du Haut Commissariat de l’ONU pour
les Réfugiés Robert Gersony, le FPR a massacré plus de 30,000 personnes
appartenant à l’ethnie hutue pendant une période de deux mois! Gersony a donné
un compte rendu détaillé des places, des dates, et de la nature du crime, ainsi
que les méthodes utilisées pour tuer et faire disparaître les corps. Ce
rapport de l’ONU a été depuis lors classifié
et n’a jamais été rendu public.
Ceux
qui aiment aller au cinéma ne peuvent que percevoir – si cela les intéresse -
qu’à travers Hôtel Rwanda, ce sont les méthodes de contrôle de l’opinion de la
compagnie Metro Goldwyn Meyer (MGM), parent de la fameuse United Artists parent
company. [30]
Si
le film Hôtel Rwanda n’évoque jamais le vrai rôle joué par les États-Unis au
Rwanda, c’est parce que, sans doute et sans surprise, l’actuel directeur du
“United Technologies” et le Général américain en retraite, Alexander Haig
siègent au comité directeur du MGM.
La
guerre est au coeur des affaires ou du business de “United Technologies” et Al
Haig pourrait dire: “c’est moi qui
assume la responsabilité ici”. Al Haig
a servi comme Secrétaire d’État sous Ronald Reagan, lui-même an ancien
acteur de Hollywood.
Il
y avait d’autres producteurs du film Hôtel Rwanda. Il s’agit d’une compagnie
inconnue appelée Kigali Releasing Ltd., et une autre appelée Industrial
Corporation of South Africa Ltd. Cette dernière est une actionnaire principale
dans Iscor Ltd, son partenaire dans le secteur minier. Rappelons que Iscor Ltd
est l’une des compagnies citées dans le Rapport du Panel de l’ONU pour
l’Exploitation Illégale des Ressources Naturelles et Minérales de la République
Démocratique du Congo de 2002. [30]
L’intervention
militaire américaine au Rwanda impliquait entre autres, la formation pour mâter
une révolte, les “opérations de guerres psychologiques” et les tactiques des Forces Spéciales
(Special Operations Command oversees Navy Seals, Army Rangers and Delta Force),
tous des unités d’élite déployés comme des opérateurs spéciaux dans des
opérations couvertes. [31]
Hôtel
Rwanda! Voici donc le titre du film. Mais l’hôtel en question dans le film,
n’est pas le vrai Hôtel des Milles Collines qu’on trouve au Rwanda aujourd’hui.
Les rebelles tutsis du FPR ne se sont pas emparés de Kigali en un seul coup, en
une seule journée. Ils étaient déjà dans la capitale d’un bout à l’autre. Ils
avaient déjà infiltré Kigali, la capitale, depuis belle lurette. Le FPR avait
déjà prix pied à Kigali à travers sa constante supercherie et sa manipulation
du “processus de paix”; et avec le soutien de ses maîtres occidentaux, plus
spécialement les États-Unis.
Les
“rebelles” du FPR étaient mieux formés, mieux équipés, mieux organisés plus que
tous les autres miliciens au Rwanda mis ensemble. Le FPR avait par conséquent
la capacité de mettre fin aux massacres, comme l’affirme notablement plusieurs
sources. Plusieurs sources ont indiqué que les troupes gouvernementales, les
Forces armées rwandaises n’avaient pas assez de ressources, de moyens et
d’équipement pour se battre contre le FPR tout comme contre les Interahamwe à
la fois.
Les
professeurs Christian Davenport (de l’Université de Maryland) et Allan Stam (de
l’Université de Dartmouth) ont, en 2004, publié leur recherche qui confirme que
les massacres ont commencé avec un petit groupe de miliciens hutu bien
déterminés et bien dévoués, mais se sont vite cascadés pour toucher un cercle
très répandu, qui était constamment en état d’épanouissement, avec, et les
communautés hutue et tutsie jouant tous les deux les rôles d’agresseurs et de
victimes à la fois.
Leurs
équipes de chercheurs ont aussi trouvé que 25,000 personnes ont été tuées (un
bilan moins lourd), pas le bilan de 800,000 Tutsis tués tel qu’avancé par le
FPR. Ils ont aussi trouvé que pour chaque Tutsi tué, un équivalent de deux
Hutus ont été tués en revanche. Cette recherche a détaché une tempête de feu.
Les médias ont sauté sur eux pour avoir osé “nier le génocide”.
“Notre
recherche suggère que la plus part des victimes, peut-être la majorité même,
étaient des Hutus – il n’y avait pas assez de Tutsis au Rwanda à ce moment là
pour expliquer un bilan de presque un million de Tutsis tués. Il y a donc
quelque chose qui cloche et qui vous pousse à conclure que ce qui s’est passé
au Rwanda, c’était des massacres politiquement motivés et non pas vraiment un
génocide. Une large diversité d’individus, Hutus et Tutsis confondus, ont
recouru au massacre parce qu’ils avaient des comptes politiques, économiques,
voire même personnels à régler les uns contre les autres.” [32]
Jean-Marie
Higiro, l’ancien directeur de ORINFOR a
déclaré: “Quand vous examinez de près les motivations de la direction ou du
leadership des Interahamwe , y compris les jeunes parmi eux, vous remarquerez
qu’ils étaient tous motivés par l’argent. Quelques hommes d’affaires hutus
donnaient à la fois des prêts ou des contributions financières au profit des partis politiques fidèles au
gouvernement rwandais d’Habyarimana et au FPR tutsi. Ces gens voulaient faire
du business. Les gens étaient motivés sur base des intérêts différents et
variés.”
Toujours
selon Jean-Marie Higiro, “Plusieurs hommes d’affaires hutu et tutsi ont
prospéré sous le régime Habyarimana. Ils ont obtenu des contrats lucratifs de
la part du gouvernement ainsi que des prêts de banque et soudain, sont devenus
riches. Pendant cette période d’incertitude, ils ont donné des contributions
financières au FPR Tutsi et au MRND Hutu à la fois, ainsi qu’à d’autres partis
d’opposition, toujours spéculant sur l’éventuel gagnant. C’est pourquoi, très
peu d’hommes d’affaires hutus, ayant donné des contributions financières au
FPR, ont osé re-ouvrir leurs affaires immédiatement après la guerre. C’est
pourquoi quelques hommes d’affaires tutsis qui ont soutenu financièrement le
FPR, profitant de ce vide, on fait un excellent calcul. Après la guerre, ils
ont fait des profits colossaux. [33]
Quelques
faits évoqués dans le film sont vrais. Les puissances occidentales ont trahi le
peuple rwandais. Pourquoi n’ont-elles pas appliqué les principes de “droits de
l’homme” et l’“humanitarisme” dans tout leur vrai sens, lesquels principes
qu’ils ne cessent de prêcher tout le temps?
Les blancs ont été rapidement évacués, les
noirs abandonnés, y compris la majorité des Africains qui travaillaient pour
des agences internationales.
Les
Français pro Hutus, ont armé les Hutus et ont réussi à évacuer l’élite hutue à
la première occasion qui s’est présentée; mais les États-Unis, la Grande
Bretagne et la Belgique quant à eux, sont demeurés pro Tutsi et ont armé les
Tutsis.
Il
y avait un homme Rwandais du nom de Paul Rusesabagina. Espérons qu’il sera un
jour employé à l’Hôtel des Mille Collines. Mais contrairement à ce qui est dit
de lui dans le film, Paul Rusesabagina était le manager de l’Hôtel des
Diplomates. Les rebelles tutsis du FPR ont été accusés d’avoir assassiné les
deux présidents du Rwanda et du Burundi, mais le film tient à nous convaincre
que les rebelles tutsis du FPR n’avaient rien à faire avec le double assassinat
présidentiel quand tout indique qu’ils portent bel et bien la responsabilité de
ce double assassinat, que ce sont eux
qui l’ont perpétré. Ce qui, évidemment et par conséquent a provoqué la mort de
plusieurs milliers de Rwandais.
Hôtel
Rwanda n’est pas différent d’un roman. En tant qu’un artefact culturel, il est
produit par une riche industrie d’amusement en Occident, et pour des riches
consommateurs occidentaux, mais concentré sur une culture distante et exotique
par rapport à celle des riches consommateurs occidentaux qui connaissent
vaguement, très peu ou presque rien des réalités africaines.
Hôtel
Rwanda sert donc à consolider les piliers idéologiques de la désinformation qui
ont précédé la mythologie du génocide et sur lesquels le film Hôtel Rwanda
était érigé.
Selon
plusieurs différentes sources bien informées, y compris quelques agents de
l’hôtel, le Rwanda n’a pas été abandonné par les puissances occidentales: la
Belgique, la France, le Canada, la Grande Bretagne et les États-Unis ont tous
été militairement impliqués dans le conflit de 1994. Compte tenu du fait que le
gouvernement tutsi actuel au Rwanda jouit de bonnes, intimes et chaleureuses
relations avec l’État d’Israël, il est fort vraisemblable que des agents
militaires israéliens étaient aussi impliqués. Ces derniers n’étaient pas de
simples spectateurs curieux face au génocide, comme Samantha Power et le
magazine Atlantic Monthly voudraient bien nous le faire croire, mais des acteurs
jouant un rôle sinistre dans un impitoyable embrasement militaire
international. Notez que Lockheed Martin [aerospace and defense] Corporation,
figure parmi les principaux annonceurs (lisez donateurs) qui fait sa publicité
dans Atlantic Monthly.
L’hôtel
n’était pas tout de suite en état de siège, comme le film le suggère – un
élégant mariage a eu lieu là-bas pendant la dernière bagarre ou bataille pour
la conquête de Kigali, et c’était le mariage de la soeur de l’homme d’affaires
Tutsi Kamana Claver, qui avait des contrats avec le gouvernement Hutu. Selon un
client d’hôtel, de puissants Hutus et Tutsis venaient et sortaient
régulièrement.
Quand
l’eau a été coupée, forçant les “réfugiés” de l’Hôtel Rwanda à boire l’eau de
la piscine, elle n’a pas été coupée par les Hutus génocidaires, comme c’était
insinué dans le film. C’était plutôt l’armée tutsie du FPR qui a coupé l’eau et
l’électricité à la ville.
Le
Général Bizimungu apparaît dans toutes les premières scènes du film, avant le
double assassinat présidentiel. Et pourtant quand l’avion a été abattu le 6
avril 1994, le Général Bizimungu était encore un simple Colonel, et se trouvait
loin de Kigali.
Selon
un client d’hôtel, qui a voulu garder l’anonymat par peur de représailles, Paul
Rusesabagina, le héros du film, n’avait aucune influence majeure sur les
événements comme le décrit le film.
Georges
Rutaganda a témoigné au sujet de Paul Rusesabagina en ces termes: “Paul était
un simple homme comme moi face aux Interahamwe. S’il a réussi à sauver quelques
Tutsi chez lui, c’est parce qu’il a été plus probablement aidé par quelques
amis Interahamwe qui avaient une certaine influence. Paul était aussi
vulnérable que moi et ne pouvait jamais entreprendre une action quelconque
contre la volonté des milices et beaucoup moins à la volonté de l’armée.
Quand,
dans le film, il est décrit comme quelqu’un qui feinte d’appeler le Général
Bizimungu au secours, il s’agit d’un mensonge, parce que l’Hôtel des Mille
Collines se trouvait sous la juridiction du Colonel Renzaho. Bizimungu vivait
aux lignes de front du nord du pays. Il n’est venu à Kigali que quatre jours
plus tard après que l’avion présidentiel ait été abattu et je ne l’ai jamais vu
à l’hôtel.” [34]
Dans
un article intitulé “Paul Rusesabagina n’est pas un Héros”, et publié le 5
novembre 2005, dans le New Times, un quotidien contrôlé par l’actuel
gouvernement tutsi au Rwanda, Rutigita Macumu, a écrit: “C’est une preuve
accablant que Paul Rusesabagina s’est particulièrement donné du mal pour amener
des gens qui étaient alors pourchassés à l’abri de l’Hôtel Mille Collines pour
les protéger une fois ramenées à l’hôtel, pour leur procurer de la nourriture
et de l’eau quand ils étaient démunis de tout et incapable d’acheter quoi que
ce soit; ou inventer des moyens en dehors du commun pour éviter ou se détourner
des bandes de tueurs en dehors de l’hôtel. Il est hautement évident qu’il a
tout simplement fait son travail, qu’il a tout simplement accompli ses devoirs
ou simplement suivi les ordres qui lui a été données par ses patrons de la
Sabena de bien tenir l’hôtel et s’occuper de tous les occupants.” [35]
Selon
Georges Rutaganda, un vendeur de bière notoire et un ancien assassin des Tutsis
dans le film Hôtel Rwanda, Paul Rusesabagina n’était pas désintéressé. C’était
un important activiste, membre d’un parti politique national. Le 12 avril 1994, Rusesabagina a
été transféré à l’Hôtel des Mille Collines ou il a assumé les fonctions de
nouveau manager parce que l’autre hôtel a été évacué par les troupes étrangères.
Hôtel
Rwanda décrit Rusesabagina à l’Hôtel des Mille Collines avant le double
assassinat présidentiel du 6avril 1994. Rutaganda affirme avoir visité l’hôtel
et avoir vu des clients appartenant aux groupes ethniques hutu et tutsi à la
fois, y compris Rubangura Vedaste; Mutalikanwa Félicien; Dr Gasasira Jean
Baptiste; Kamana Claver; Kajuga Wicklif; Rwigema Celestin; Kamilindi Thomas; et
autres.
Rutaganda
affirme qu’il y avait très peu de soldats de la Mission des Nations Unies au
Rwanda (MINUAR), et puis qu’ils étaient des accessoires pour assurer la
sécurité: les gendarmes hutus des Forces armées rwandaises (FAR) opéraient un
barrage routier à partir de l’entrée principale de l’hôtel. Il affirme également que les “réfugiés” dans
le convoi de l’ONU, ayant été forcés de
rebrousser chemin à partir du barrage routier”, comportaient la crème de la
crème de l’élite de l’ethnie tutsie parmi eux.
“Si
les Hutus qui opéraient le barrage routier agissaient sous l’impulsion de la
haine ethnique, ou s’ils avaient de mauvaises intentions, l’arrivée des Tutsis
dans ce barrage routier aurait représenté une occasion pour les assassins hutus de tous les
liquider, de décapiter tout le monde qui aurait été reconnu comme appartenant
au groupe ethnique tutsi. Les familles des anciens ministres, des docteurs, des
avocats, des grands hommes d’affaires, des intellectuels étaient parmi eux.”
Si
le “génocide” était si bien organisé et calculé, si les Hutus génocidaires
étaient tout le temps prêt à attaquer, Rutaganda a donc poussé un argument
intéressant: comment les élites tutsiesi ont-elles été à la fois protégées et
évacuées par les troupes de la MINUAR et les gendarmes hutus ensemble,?
Bien
sur, tous les Hutus sont des assassins, et personne ne peut croire à un génocidaire:
Georges Rutaganda a été condamné à une prison à vie par le TPIR. Les
affirmations de George Rutaganda peuvent-elles être corroborées?
L’enquêteur
du TPIR Phyl Talor, a offert un portrait irrésistible du supposant diable
lui-même: “Georges Rutaganda a coopéré avec l’ONU pour sauver tous ces gens. Il n’a pas incité aux crimes
de la haine. Il a appelé au calme et au respect à l’égard de la Croix
Rouge. Il n’a jamais été accusé de viol
et d’esclavage sexuel tel qu’il est décrit dans le film, et il n’a jamais fait
un commerce de machettes. En effet, Human Rights Watch a identifié en janvier
1994 un homme d’affaires britannique qui a importé plusieurs milliers de
machettes au Rwanda.” [36]
Le
viol n’a jamais figuré dans l’agenda du TPIR jusqu’au jour ou Hillary
Clinton est arrivée à Arusha et a
promis un appât de $600,000 à payer comptant après la première condamnation
pour viol. C’est à partir de ce moment
là qu’ils ont décidé d’épingler Georges Rutaganda comme responsable du crime de
viol; et c’est pour cette sale besogne que dans le film Hotel Rwanda, les femmes tutsies ont été ramassées par-ci,
par-là pour jouer le rôle des femmes tutsies violées dans la parcelle fictive
de Rutaganda pendant le génocide. C’est de là que dérive cet épisode.
Le
film offre un fictif Colonel de l’ONU du nom de (Nick Nolte), comme adjoint ou
remplaçant du Lt Général Canadien Roméo Dallaire, qui est absent dans le film.
(Il apparaît que Dallaire a demandé trop d’argent avant que son nom soit
utilisé dans le film ou avant que lui-même soit utilisé comme caractère du
film). Roméo Dallaire, contrairement à
ce que l’on prétend, a travaillé, non comme un commandant neutre de l’ONU, mais
comme un agent pour l’armée d’invasion tutsie du FPR.
Dallaire,
rapporte-t-on, s’est adressé aux commandants militaires hutus pour les
convaincre à se plier ou s’adapter à l’air du changement et embrasser le
programme du FPR. Dallaire se trouvait rarement à l’hôtel selon les témoins,
mais (Nick Nolte) son adjoint ou son remplaçant y était toujours présent.
Dans
son livre, Dallaire évoque comment il a passé par l’Hôtel des Mille Collines,
mais dans son propre récit des événements de chaque jour et ses va-et-vient à
travers la ville de Kigali, méticuleusement détaillés, il raconte par exemple
comment du 6 avril 1994 au 10 avril 1994, il a fait une escale à l’Hôtel des
Mille Collines rien qu’une seule fois.[37]
Selon
Chris Black, un avocat conseil principal au TPIR depuis 2000, les documents de
l’ONU portés comme témoignage au TPIR en octobre 2005 prouvent clairement le Lt. Gen. Roméo Dallaire, commandant en
chef de la MINUAR:
était
un agent du FPR;
que
le crash de l’avion qui a conduit au double assassinat présidentiel a été
exécuté avec son assistance;
qu’il
a tout fait pour étouffer ou voiler la préparation à l’offensive finale du FPR
pour la prise de Kigali avec l’assistance de l’Ouganda, des États-Unis et de la
Grande Bretagne;
qu’il
a ensuite menti à Jacques-Roger Booh-Booh, son chef hiérarchique à l’ONU au
sujet de cette affaire.
Contrairement
au caractère gentil, aimable et humanitaire du Colonel Oliver – tel que le
présente Nick Nolte dans le film – dans la vie réelle, le Général Dalaire in
real-life contrairement à ce que l’on prétend, a organisé la fermeture du piste
d’envol de l’ouest de Kigali à la demande du FPR; ce qui a facilité aux troupes
du FPR et d’autres de suivre la trajectoire de l’avion présidentiel comme il
venait de l’est. Un contingent belge de l’ONU avait sous son contrôle la superficie de l’aéroport, l’endroit où
les missiles ont été lancés ainsi qu’une unité militaire belge. Les troupes de
maintien de la paix (qui ont été tuées par la suite) étaient les seules
personnes appréhendées par l’armée hutue (venant de l’endroit d’où provenaient
les tirs après le crash de l’avion, et formant un corridor autour de l’endroit
en question dans le but d’essayer d’appréhender les coupables fuyards).
“C’est
dans ce sens qu’il faut essayer de comprendre toutes les actions de Dallaire,”
explique l’avocat Chris Black. “Dallaire
admet dans son livre qu’il était très proche de Paul Kagame et qu’il l’admirait
beaucoup. Il a aidé Kagame en essayant de couvrir les préparations du FPR à
l’offensive finale pour la prise de Kigali en violation des Accords d’Arusha,
pendant qu’au même moment il contribuait à la propagande anti-gouvernementale
faite par le FPR.
Les
Belges étaient aussi activement engagés du côté du FPR et dès que le crash de
l’avion a eu lieu, ils ont attaqué les Forces Armées Rwandaises (FAR) ou
l’armée gouvernementale ainsi que les positions des gendarmes, se rangeant
clairement du côté du FPR. Nous avons des messages de radio interceptés émanant
du FPR, évoquant l’aide qu’ils ont demandée de la part des troupes belges et
autres. En déclarant que Dallaire était un agent du FPR, ce que je suis en
train de réellement déclarer c’est le fait que Dallaire travaillait pour les
Américains sous les ordres d’Ottawa” [38]
Le
Lt. Général Roméo Dallaire n’était pas un officier de maintien de la paix, il
était un stratégiste militaire actif –
un faiseur de guerre.
Avant
le cataclysme de 1994, le FPR a établi sa base politique en Belgique. Dans le
film Hôtel Rwanda, quand les “troupes belges de maintien de la paix” ont été
massacrées par les Hutus, les Casques Bleu sont éparpillés par terre devant
Colonel Oliver (Nick Nolte), notre héros horrifié – ce qui amène à la fausse
déduction selon laquelle les génocidaires’ ont bien calculé le massacre des
Belges pour provoquer le retrait des troupes de l’ONU du Rwanda. Voici la
pierre d’angle, le pilier central de la théorie ou de l’épopée du génocide:
avec les “troupes belges de maintien de la paix” écartées, les Hutus sont
passés à une vitesse de croisière, mettant en marche leur machine génocidaire
pour annihiler tous les Tutsis. En réalité, les Belges ont été immédiatement
massacrés parce qu’ils étaient des complices politiques de l’armée d’invasion
du FPR, un groupe de terroristes impitoyables.
Des
preuves substantielles inscrites dans les archives du TPIR au sujet des
soi-disant procès dénommés ‘Military I’
et ‘Military II’ (tous les deux commencés en 2005) contredisent la prémisse
fondamentale évoquée ci-haut - et la théorie qui est au centre des poursuites
judiciaires du TPIR – en démontrant clairement que les officiers hutus accusés par le TPIR de complicité dans le
massacre des Belges ont en réalité
risqué leur vie en essayant de sauver les soldats belges.
La
Commission de la Force de l’ONU – établie par le Commandant en chef des Forces
de l’ONU, le Général Roméo Dallaire immédiatement après l’attaque contre les
troupes belges – est arrivé à la même conclusion. Un témoignage oculaire livré
par un observateur militaire de l’ONU, indique que 13 soldats belges ont été
tués et non pas 10 comme officiellement annoncé. “Ce point est vraiment
intéressant en Belgique, où le gouvernement déclare avoir perdu 10 hommes [au
lieu de 13]”, écrit Chris Black.
Alors,
la question qui se pose est celle de savoir qui étaient ces trois soldats
belges et quelle était leur mission? Hôtel Rwanda n’ose pas soulever de telles
questions: évoquer de telles questions reviennent à une hérésie. Mais les
États-Unis le savent, le FPR le sait, tous les experts judiciaires, les avocats
du TPIR le savent. Tout le monde sait bien que la théorie du génocide
s’émietterait sous l’aveu de la vérité.
Selon
les avocats du TPIR, les documents de l’ONU prouvent que le Lt. Général Roméo
Dallaire savait très bien, du moins à partir de décembre 1993, et probablement
bien avant cela, que le FPR, avec le soutien de l’armée ougandaise violait
quotidiennement les Accords d’Arusha, en déployant des hommes au Rwanda, du
matériel militaires et des armes légères et lourdes. C’est de cette façon que
les États-Unis, les Belges et les Canadiens ont soutenu le FPR/FPA à se
préparer pour la solution finale au Rwanda, c’est-à-dire la victoire militaire
totale sur les Hutus.[40]
“Le
FPR s’adonnait aux assassinats des fonctionnaires, des politiciens et des
civiles, et essayait de rejeter la responsabilité sur le gouvernement
d’Habyarimana”, écrit Chris Black. “Dallaire a soutenu cette campagne en
étouffant les faits concernant ces crimes en se rangeant ouvertement du côté du
FPR et en corroborant les déclarations propagandistes du FPR contre le gouvernement
Hutu d’Habyarimana.” [41]
Ce
n’étaient pas les troupes de l’ONU de la MINUAR qui ont gardé l’hôtel mais les
Gendarmes (la police militaire), déployés par le gouvernement Hutu. Face à ce
fait indiscutable, la mythologie du “génocide” ne peut jamais tenir et pourrait
s’effondrer comme de la neige sous le soleil.
Si
l’hôtel était rempli de Tutsis visés par les génocidaires, comment se fait-il
qu’il a été protégé par les mêmes architectes du supposable génocide? L’hôtel n’était pas seulement rempli de
Tutsis (qui y ont trouvé refuge pour échapper au génocide): il était rempli de
puissants Hutus et Tutsis (les Tutsis étaient majoritaires à l’hotel) jouissant
des rapports politiques et économiques avec les puissantes factions à
l’intérieur tout comme à l’extérieur du Rwanda.
Les
questions sur la composition du FPR envahisseur à prédominance tutsie
provoquent des questions sur la composition ethnique des miliciens Interahamwe
et les relations commerciales qui ont transcendé l’ethnicité. De tels détails
sont ignorés par le réductionnisme occidental sur le Rwanda – parce qu’ils
contredisent les fictions officielles du Département d’État américain et celles
de la bourgeonnante industrie de l’holocauste rwandais.
Les
faits suivants sont révélateurs des complexités et des contradictions ethniques
au Rwanda, inconsistantes avec le très familier clivage Hutu-Tutsi: Robert Kajuga, un Tutsi était le
Président de la milice Interahamwe,
pourtant réputée comme une milice des génocidaires notoires Hutu; Kamana Claver
était un homme d’affaires Tutsi et un fréquent récipient des contrats accordés
par le gouvernement Hutu; Celestin
Sebulikoko était un homme d’affaire Tutsi et un supporteur avéré du MRND, le
principal parti politique d’obédience Hutu, aujourd’hui porté disparu. Le FPR,
croit-on, l’a fait disparaître et l’on
n’a plus ses traces; un Tutsi qui
s’appelait Mpangaza, et qui travaillait pour la firme gouvernementale TRANSINTRA,
maniait une puissante mitrailleuse dans un barrage routier établi par les
Interahamwe au centre de ville à Kigali en 1994, rapporte-on; c’est un
Interahamwe bien connu qui vit paisiblement au Rwanda aujourd’hui; Juvenal
Gatorano, était un Tutsi agent fonctionnaire de la Douane sous le Ministère des
Finances du Gouvernement Habyarimana. Son fils était toujours vu dans des
rassemblements des Interahamwe.
S’il
s’avère que tous ces faits sont vrais, ils fourniraient des preuves
irrésistibles que ce qui a eu lieu au Rwanda en 1994, n’était pas un génocide
coordonné, mais une guerre civile, et une guerre par procuration orchestrée par
l’Occident, avec de profondes motivations politiques, économiques et militaires
derrière toutes les atrocités qui ont été perpétrées.
Des
actes de génocide ont certainement eu lieu, tout comme des crimes contre
l’humanité ont été commis, mais “les actes de génocide” ne constituent pas le
génocide tel qu’il est défini par la loi internationale sur le génocide. Si le
génocide consiste à décimer toute une ethnie entière, pourquoi cela ne
s’appliquerait-il pas aux peuples nomades de Sarawak par exemple? Les Penans de
Sarawak, par exemple, sont systématiquement éliminés dans un processus raciste
bien calculé qui consiste à décimer leurs forêts, source de leur survie à tel
point qu’il n’en reste que 100 Penans de Sarawak aujourd’hui. Là on nous dit
qu’il ne s’agit pas nécessairement d’un “génocide”.
Il
y a un autre fait également troublant à évoquer. C’est le fait que les
États-unis puissent avoir annihilé chaque dernier citoyen japonais en 1945,
mais très peu de gens aujourd’hui qualifient l’annihilation par les bombes
atomiques de Hiroshima et de Nagasaki comme “génocidaire” dans sa nature et son intention, ce qui était certainement
le cas.
La
nature calculée du génocide est soutenue comme la base sur laquelle le génocide
au Rwanda a reposé. Elle s’est toujours développée autour des soi-disant
“listes” élaborées par les Hutus génocidaires: les listes des Tutsis qui
étaient ultérieurement éliminés, parce que d’abord et en premier lieu, ils
étaient des Tutsis; de telles listes ont été élaborées prétendument par la
machine génocidaire hutue.
Phil
Taylor, l’enquêteur de l’ONU observe que “n’importe quelle armée du monde
élaborerait et détiendrait les listes de leurs ennemis politiques. Ça ce n’est
pas hors du commun. Le Gouvernement Rwandais avait vraisemblablement ses
listes, tout comme le FPR avait les leurs. Ils se sont mis tous deux à
assassiner leurs ennemis. »
Phil
Taylor déplore le fait que le ministère public au TPIR n’ait produit aucune
liste – de n’importe quel type – comme preuves ultérieurement utilisées pouvant
justifier des inculpations pour génocide Rwandais.
A
la suite de l’attaque du 11 septembre contre les deux tours du “World Trade
Centre” – Centre International de Commerce – les services secrets de l’armée
américaine n’ont-ils pas généré ou élaboré une liste extensive des “ennemis de
la nation” – la liste dans laquelle figurent des ennemis dont l’ethnicité a été
identifiée comme étant islamique? L’existence de telles listes constitue-t-elle
une intention génocidaire de la part de ces services là contre des ennemis
islamistes présumés?
“Il
y a un manque formidable des preuves documentées d’un plan élaboré par le
gouvernement hutu pour commettre le génocide. Il n’y a pas d’ordres, pas de
procès-verbaux des réunions ténues, pas de notes, pas de messages de fax, de
radio, de télégrammes interceptés, ni aucun autre type de documentation
attestant qu’un tel plan existait. En effet, les preuves documentées indiquent
justement le contraire.[42]
Les
avocats américains du Pentagone ont été littéralement importés au TPIR à
commencer par un Contingent de la Défense Général, dirigé par un juge américain
et au profit du FPR soutenu par les États-Unis. Mais aussi, le TPIR, depuis son
existence, n’a jamais poursuivi ou inculpé un seul soldat Tutsi du FPR ou un
seul dirigeant tutsi du FPR. L’ancien Procureur Général Clara Del Ponte a été
immédiatement transférée d’Arusha à la Hayes, quand elle a osé vouloir
poursuivre les tutsis en justice. [43]
Filip
Reyntjens, un historien belge, expert sur le Rwanda et témoin oculaire du
génocide en 1994, écrit: “Le TPIR risque de devenir un problème en soi au lieu
d’être une solution. Je ne peux plus m’impliquer dans un tel processus.” [44]
Le
Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), pareil au Tribunal de la
Hayes en Hollande (son équivalent), ne fait que consolider la mythologie
populaire sur le génocide au Rwanda en jouant son rôle comme une institution
judiciaire internationale, qui, par défaut, doit être au-dessus de toutes reproches ou préjugés.
Chris
Black écrit: “Pendant que le TPIR démonise le leadership hutu et justifie la
dictature du FPR maintenant en place au Rwanda, il sert aussi comme un moyen de
présenter l’histoire des événements de 1994 au Rwanda, d’une façon complètement
fausse, dissimulant la vérité sur l’assassinat de deux Chefs d’État et les
massacres de plusieurs milliers des gens innocents par le FPR et ses alliés.
[45]
Selon
la version du film Hôtel Rwanda, les “génocidaires” hutus accusent le rebelles
Tutsi du FPR d’avoir abattu l’avion qui transportaient les deux présidents qui
ont trouvé la mort par la suite; et parce que le film démonise chaque Hutu, le
spectateur est amené à être convaincu que les Hutus mentent; que les
accusations qu’ils portent contre les rebelles tutsis du FPR sont fausses et
visent à détourner l’attention de l’opinion internationale de leurs mauvais
actes.
Cependant,
il y a des preuves bien établies qui corroborent bien que c’était une cellule
terroriste du FPR basée à Kigali qui abattu l’avion présidentiel, qui
transportait aussi un Général des forces armées rwandaises, une véritable cible
pivotante du FPR.
L’ancien
Secrétaire Général de l’ONU, Boutros Boutros-Ghali a fait une révélation au
journaliste Robin Philpot selon laquelle la Central Intelligence Agency (CIA) était certainement impliquée.
Une
équipe d’avocats espagnols qui ont porté plainte contre Paul Kagame et ses
cadres du FPR a conclu qu’ “Aussi tôt que 1997, une équipe des enquêteurs nommé
par le TPIR - composé de Michael Hourigan, Alphonse Breau et James Lyons- a
publié ses rapports, qui étaient jusqu’à ce moment là détenus comme
classifiés, mais qui révèlent que l’attaque contre l’avion présidentiel a
été organisée par des stratégistes
militaires tutsies du FPR de haut rang qui en étaient les cerveaux moteurs et
non pas par les extrémistes hutus, comme on nous le faisait alors croire. Ces
révélations ont été corroborées en 2004, par le témoignage remarquable d’Abdul
Ruzibiza, membre de l’unité d’un Commando Tutsi du FPR qui a abattu l’avion présidentiel.” [46]
“Je
suis un témoin oculaire de ce qui a eu lieu quand un SA-16 a été tiré parce que
j’y étais présent”, écrit Ruzibiza dans son livre nouvellement publié,
intitulé: “Rwanda: L’histoire Sécrète (The Secret History of Rwanda). Ruzibiza
allègue qu’après l’attaque par missiles contre l’avion, et une fois l’avion
abattu, les soldats du FPR qui étaient d’avance mis en état d’alerte, ont été
rassemblée pour immédiatement lancer des attaques qui se sont soldées par la
chute de Kigali le 4 juillet 1994.” [47]
Il
y a une autre déclaration définitive par Paul Mugabe, un ancien officier de
l’intelligence de l’ARP Former Intelligence Officer of the RPA, intitulée: Déclaration
sur l’attaque de l’avion qui transportait le Président Rwandais Juvenal
Habyarimana et son homologue Burundais, le Président Cyprien Ntaryamira le 6
avril 1994.
Paul
Mugabe allègue que deux semaines avant le crash de l’avion présidentiel, Paul
Kagame, alors Général Major a envoyé James Kabarebe, alors Lieutenant Colonel,
d’apporter les engins lance-missiles ou des projectiles SA-7 au détachement de
l’APR à Kigali et de donner l’ordre final pour l’attaque contre les Forces
armées rwandaises et d’abattre l’avion.
Deux
leaders du FPR, les Colonels Kanyarengwe Alexis et Lizinde Theoneste, qui
auparavant faisaient membres du Gouvernement Habyarimana avaient donné des
informations et des instructions sur les lieux où les missiles devaient être
placés. (Le Col. Lizinde Theoneste, qui a par après déserté le FPR, a été ultérieurement assassiné en 1998 à Nairobi,
au Kenya, par les agents du FPR pour dissimuler définitivement le secret qui
entoure l’opération de l’attaque par missiles et du crash de l’avion
présidentiel. Deux semaines avant le double assassinat présidentiel, douze
systèmes d’artillerie ont été apportés de l’Ouganda et délivrés au quartier
général du FPR.
D’autres
déserteurs du FPR imputent également la responsabilité de l’attaque de l’avion,
le Falcon 50, qui transportait les deux présidents Rwandais et Burundais au FPR.
Lt.
Aloys Ruyenzi, un ancien du FPR a déclaré que le plan de l’assassinat a été
concocté au cours d’une réunion du FPR au mois de mars 1994: “Le président de
la réunion n’était autre que le Général Major Paul Kagame. Les officiers
suivants étaient présents: Colonel Kayumba Nyamwasa; Colonel Théoneste Lizinde;
Lt. Colonel James Kabarebe; Major Jacob Tumwine; et le Captaine Charles
Karamba. J’ai entendu Paul Kagame demander au Colonel Lizinde de donner un
compte rendu de ses enquêtes et j’ai vu le Colonel Lizin remettre une carte des
lieux sélectionnés pour l’attaque de l’avion à Paul Kagame.” [48]
Le
Lt. Aloys Ruyenzi accuse également le Général Paul Kagame et (l’actuel) Général
James Kabarebe d’avoir surveillé les massacres des civiles Hutu et Tutsi en
personnes, à la fois dans les champs de bataille et dans les crematoriums,
installés pour dissimiler les preuves.
Ruyenzi
n’est que l’un des déserteurs et son récit des faits est irrésistible.
Véritable témoin oculaire, il déclare avoir personnellement vu des hélicoptères
de combat bombarder les villages, ainsi que des massacres, des tortures et des
exécutions sommaires perpétrées en plein jour. C’était ça la politique du FPR.
La plupart des abus de droits de l’homme perpétrés par le régime Kagame ont été
documentés par les organisations des droits de l’homme.
“Le
Général James Kabarebe était le commandant de l’armée du “génocide en inverse,”
a déclaré Howard W. French, faisant référence à la campagne militaire au cours
de laquelle plusieurs milliers des réfugiés hutus ont été pourchassés, puis
massacrés par l’APR Tutsi et leurs
alliés occidentaux au Congo. [49]
80%
de ces réfugiés Rwandais étaient constitués des femmes et des enfants dont 50%
avaient l’age de moins de 15 ans. [50]
Ce
règne de la terreur génocidaire qui consiste à pourchasser et massacrer les civiles non-combattants
hutus, qu’ils soient hommes, femmes et enfants, était le fer de lance du Front
patriotique rwandais (FRP) et des UPDF (signe anglais des Forces de défense du
peuple ougandais) (FDPOU), qui étaient les avant-gardes de l’Alliance des
forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaire (ADFL), dirigé par
Laurent Désiré Kabila, soutenue par le gouvernement et les factions privées
venues des États-Unis, de la Grande Bretagne, du Canada et de la Belgique.
C’est
un témoin oculaire, qui, choqué par des tas et des tas de crânes qu’on
entassait, qui a localisé les fosses communes qui ont été nettoyées d’avance avant
l’arrivée d’une mission de l’ONU pour enquêter sur les massacres de plusieurs
milliers des civils hutus non armés par la coalition FPR/UPDF/AFDL. [51]
Le
contrat-génocide contre les Hutus va bon train jusqu’à ce jour. Pendant que nous bouclons cette édition, il
y a des forces qui sont alignées puis déployées pour exterminer les 40,000
Hutus qui restent encore au Congo: Ils sont tous taxés d’être des
“génocidaires” qui ont fui le Rwanda en 1994, même si la plus part des
survivants FDLR étaient trop jeunes en 1994 pour participer alors au génocide.
[52]
Les
agents de la Sabena n’étaient pas surpris et horrifiés d’avoir reçu des coups
de téléphones de la part de certains managers d’hôtels au Rwanda, comme décrit
dans le film: une semaine avant l’invasion d’octobre du Rwanda par le FPR, la
Ligne Aérienne Sabena a transféré son équipage (pilotes, agents de bord) loin
de l’Hôtel des Mille Collines et hors de danger au Burundi voisin pour y passer
leurs nuits. Cette décision n’a pas été prise au hasard: c’était une action
politique bien calculée visant à assurer la vie sauve aux employés de la
compagnie face à une guerre imminente.